08 janvier 2010

Les Randos - Walks / The Hunting Party

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A quelques semaines du départ, il était indispensable pour moi de participer à une dernière chasse, cette fois-ci avec Mimile et Mathieu dans le rôle des tireurs d'élite. Les vaches, chassées sans relache depuis maintenant des mois, on pris l'habitude de s'abriter sur les hauteurs de l'île. Nous avions par conséquent prévu de passer la nuit précédant la chasse à Antonelli, afin d'être sur le terrain dès le début de la chasse.

Nous étions partis en direction de la cabane le 7 en fin d'après-midi. Une fois sur place, la première étape consistait à aller ramasser du bois dans la petite forêt nichée au fond du cratère. Nous démarrions ensuite  le barbecue, tandis que le soleil déclinait à l'ouest, douchant le paysage au travers des nuages, puis illuminant les nuées de lueurs jaunes orangées scintillantes.

Après le repas, pris dans la cabane, il était temps de se coucher, en prévision de la chasse extrêmement matinale du lendemain. Extinction des feux à 21 heures, alors que le vent soufflait dehors, secouant la cabane, et sifflait en s'infiltrant par tous les espaces libres laissés par le bois de la structure.


Le lendemain, le réveil sonnait à 3 heures du matin. Petit déjeuner aux chandelles alors que la nuit écrasait encore la lande, avant un départ à 4 heures. Le soleil commençait à peine à pointer derrière les reliefs, teintant les nuages, tandis que le paysage restait gris, sombre, et terne. Pendant toute la période de chasse, de 4 heures à 8 heures, les averses de pluie alternaient avec de lourds nuages gris. Nous chassions avec une bien faible luminosité.

Avant 5 heures, nous apercevions les premières bêtes. Et autour de 5 heures, nichée au sommet des falaises de la Pearl, à plus de 1h30 de marche depuis la base, se rassemblait plus d'une centaine de vache. Nous approchions par l'amont, descendant dans une ravine profonde envahie par les cyrpes, mais nous escamotant du champ de vision du bétail. Malheureusement, les bêtes nous aperçûmes alors que nous sortions de la ravine. Elles se lancèrent alors dans une cavalcade effrénée pour tenter d'échapper au piège, fuyant vers l'aval.

Nous nous lancions à leur poursuite, courant pour les intercepter à quelques centaines de mètre plus loin. Les vaches couraient sur un terrain plat, l'océan en toile de fond. Mal inspirées, elles ne couraient pas sur la crête, mais à l'intérieur des terres, une petite butte les séparant de la crête qui les dominait. Si elles avaient couru sur la crête, Mathieu et Mimile n'auraient pas pu prendre de tir pour des raisons de sécurité, la balle risquant de finir dans l'océan. Mais dans cette configuration, ils pouvaient tirer, sachant que la balle finirait forcément dans le sol, si elle ratait la cible ou si elle perforait une vache. Trois vaches finissaient alors au tapis, tandis que le reste du troupeau s'enfuyaient vers la Recherche.

Après avoir saigné et éviscéré les bêtes abbatues, nous nous lancions à la recherche du troupeau ayant rejoint un point stratégiquement plus intéressant dans l'optique de récupération de viande.

Après une longue marche, nous débusquions finalement une partie du troupeau, cachée dans un petit vallon. Les bêtes défilaient en courant, à 30 mètres de nous et à 200 mètres d'une piste. Quatre bêtes supplémentaires étaient abattues. Il était l'heure d'annoncer la fin de chasse à la base, et de commencer la récupération de la viande.

Après avoir éviscéré les bêtes, une mauvaise surprise nous attendait. La panse d'une des vaches abattues était infestée de kystes. Dans ce cas, pas question de ramasser la viande. Les trois autres bêtes étaient saines. J'aidais mes deux compères qui dépeçaient puis découpaient les bêtes. Nous récupérions les cuisses ainsi que les faux-filets. Amateur qui avait déjà assisté et participé à un certain nombre de découpes de bêtes sur le terrain, je me lançais dans le dépeçage et la découpe complète d'une cuisse de la dernière génisse. L'opération se passait sans soucis, il faut bien le dire grâce aussi à quelques conseils avisés de Mathieu et Mimile. Entretemps, Louis et Philippe nous avaient rejoints en véhicule pour ramener la viande sur base, et plus précisément à l'abbatoir. Nous chargions l'ensemble des pièces ramassées sur le gibier, avant de prendre la route du retour... à 11 heures du matin.






Some few weeks before departure, it was for me to be part of a very last hunting party, this time together with Mimile and Mathieu as snipers. The cows, having now been chased for months, got used to find refuge on the heights of the island. As a matter of fact, we had planned to spend the night in Antonelli, in order to be on the field as soon as the hunting begins.

We had left for going to the hut on the 7th by the end of the afternoon. Once on place, the first thing to do was to collect some wood in the little forest nested in the bottom of the crater. Then, we started the barbecue, as the sun was declining to the west, showering the landscape through the clouds, then illuminating them with yellow orange scintillating colors. 

After the meal we had in the hut, it was time for sleep, for anticipating the extremely early hunt of the day after. Lights shut down at nine, as the wind was blowing outside, shaking the hut, infiltrating through every open spaces in the wood of the structure.


The day after, the alarm clock was ringing at 3am. The breakfast was taken with candles as the only light, as the night was still outshining the land. Departure was at 4am. The sun only started pointing behind the relief, coloring the clouds, as the landscape remained deeply grey, dark and drab. During the whole hunting period, between 4 and 8ams, the rain alternated with loud grey clouds. We were hunting with such a low lightness.

We saw the first beasts before 5am. And around 5am, nested at the top of the Pearl's cliffs, 1hour and a half walking far from base, were more than one hundred cows getting together. We were approching from the above, going down inside of a deep ravine hiding us from the cows. Unfortunately, the beasts saw us just as we were walking out of the ravine. They immediately started running away from the trap, to the below.

We started pursuing them, running to intercept them some few hundreds of meters further. The cows were running on a flat ground, the ocean as a background. But they were badly inspired. The were not running on the crest but on the inside of the ground. A little hillock was separating them from the crest. If they had run on it, Mathieu and Mimile couldn't have shot for safety reasons, since the bullet might have finished in the ocean. But in such a configuration, they could shoot, considering would end for sure in the ground, either if it missed the target or if it went through a cow. Three cows ended on the ground, as the remaining of the herd was running away in the direction of the Research.

After we had made sure the shot beasts were dead, and after we had eviscerated them, we started looking for the herd which joined a strategically much more interesting point if the goal is to collect the meat.

After a long walk, we finally found a part of the herd, hidden in a small valley. The beasts were running one after the other, 30 meters far from us, 200 meters far from a slope. For more beasts were shot. It was time to announce to the base the end of the hunt, and to start collecting the meat.

After we eviscerated the beasts, there was a bad surprise. The stomach of on of the cows were infected with cysts. In such a case, there was no way we would take the meat from it. The three other cows were healthy. I was helping my two comrades removing the skin, then cutting the beasts. We took the legs and the sirloins. As an amateur who already attended and took part to lots of beasts cuttings on the field, I did the removing of the skin, and the complete cutting of a leg of the last heifer. The operation was easy, even though some advises Mathieu and Mimile gave me were more than useful. Meanwhile, Louis and Philippe had joined us with vehicles in order to take the meat back on base. We loaded the all of the pieces before taking our way back... it was 11am.

Posté par AdrienAms à 17:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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